SMASHED | L'Interview (2016)

« On a un tronc commun, c'est cet amour pour le death metal des origines assez véloce avec ces groupes qui ont carrément fait émerger une musique rapide et super énergique. »

 

 

 

Formé il y a tout juste dix ans, en 2006, le combo Tarbais SMASHED s'apprête à sortir un split-album ainsi que de nouvelles compositions pour ainsi succéder à la démo « Spontaneous Decomposition » publiée fin 2013. Une autre date importante pour le groupe de death metal : son passage à l'X-Treme Fest en 2014 aux côtés de formations telles que Gojira ou encore Biohazard. Pour leur anniversaire et à l'occasion de leur programmation à la première édition du GroFest, les deux guitaristes de la bande, à savoir Séb et Mathieu ont accepté de me rencontrer au travers d'une interview.

- Salut à vous deux ! Ce soir, c'était le concert de vos dix ans de carrière puisque le groupe s'est formé en 2006. Quelle impression ça vous fait ? 

 

Séb : Déjà, ça faisait un petit moment qu'on n'avait pas joué, à peu près un an. On était content d'être là et de fêter nos dix ans, surtout avec un nouveau bassiste à la clé !

 

- Justement, en parlant de votre nouveau bassiste, Julius, comment s'est déroulé son recrutement ?

 

Séb : Le plus simplement du monde. C'est un pote qui nous l'a présenté car on était en recherche d'un bassiste de remplacement suite au départ du précédent. Il a vu ce qu'on jouait, il est venu à une répétition et puis ça lui a plu. Du coup, ça s'est fait rapidement et il est dans le groupe depuis deux mois maintenant. 

 

- Pour fêter comme il se doit votre anniversaire en tant que groupe, avez-vous un projet d'album en préparation ou une production spéciale en prévision ?

 

Mathieu : Pour le moment, on est en train de finir l'enregistrement pour un split avec Gut Rot, un groupe d'amis qui vient du Tarn. Ensuite, on va s'atteler à de nouvelles compositions et quand ce sera terminé, on bossera sans doute sur quelque chose d'un peu plus consistant. Un album peut-être mais il nous faudrait déjà de la matière. 

 

Séb : Maintenant qu'on est au grand complet, on va s'attaquer à ça et on va pouvoir s'y consacrer pleinement. 

 

- En dehors de vos références en matière de death old-school & de grind (Cannibal Corpse, Morbid Angel), quelles sont vos influences ? 

 

Mathieu : Principalement les groupes Américains qui ont éclos à la fin des années '80 ou au début des années '90. Toute la scène death metal de cette période-là en fait. Après, séparément, chacun écoute différentes choses. J'adore le thrash et le heavy aussi. 

 

Séb : Quant à moi, je vais jusqu'au death mélodique, je touche un peu au black et voilà. Je ne me sens pas limité par les styles, par contre, c'est vrai que tous ensemble, on se retrouve sur un truc. On a un tronc commun, c'est cet amour pour le death metal des origines assez véloce avec ces groupes qui ont carrément fait émerger une musique rapide et super énergique et ça, c'est le pied ! C'est vrai que comme tu as pu le voir, ça a bien bougé ce soir et c'est justement le but de ce genre.  

Crédits photo : Droits réservés

- Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre passage à l'X-Treme Fest en 2014 aux côtés de Gojira, Tagada Jones, Biohazard ou encore Sick Of It All ?

 

Mathieu : Ça a été une superbe expérience de pouvoir jouer sur une scène de cette importance en plein air. Il y avait pas mal de monde. Si c'était possible, ce serait à renouveler. 

 

Séb : C'était l'apothéose ! Franchement, on en a encore des retombées aujourd'hui. A chaque fois qu'on parle avec des gens, ils se souviennent de notre passage à l'X-Treme Fest. En terme de visibilité, c'est énorme de pouvoir faire un festival comme ça à notre niveau. Ça touche un public très large. Pour nous, on l'a vécu comme une récompense.  

 

- En dehors de ça, vous êtes déjà partis faire un concert à l'étranger ? 

 

Mathieu : Non, mais on a juste fait deux-trois dates en Espagne avec notamment Avulsed et Carnivorous Voracity. 

 

Séb :  Pour l'instant, ça se limite à la mythique Sala Tunk (rires) ! Un lieu où il y a plein de concerts en plus avec des groupes phares. C'est impressionnant. Je sais qu'ensemble, quand on avait vu Cannibal Corpse en 2007, c'était la folie. Jouer dans cette salle, c'est un truc de dingue.

 

- En 2014, vous vous êtes retrouvés sur la compilation de French Metal « L'Honneur des Guerriers » avec le titre « Spontaneous Decomposition ». De quelle façon ça s'est produit ?

 

Mathieu : Au départ, on nous l'a proposé. C'est une compilation qui réunissait plein de styles de groupes Français alors ils nous ont mis au milieu pour voir si ça plaisait. 

 

Séb : Il y avait Loudblast aussi. J'en avais parlé avec des membres d'autres groupes qui s'étaient retrouvés dessus les éditions précédentes et eux m'avaient dit que finalement, après coup, l'impact était assez limité.

Smashed au XTreme Fest

Crédits photo : FLX KNOX

- Apparemment, vous disposez aussi d'un label, Dolorem Records. C'est une maison de disques locale ?

 

Séb : Non, en fait, c'est un ami qui s'occupe d'un webzine qui s'appelle Metal Is The Law qui connaissait les gars de Dolorem. Pour nous aider, le gars a simplement proposé de parler de nous au label mais ils nous ont juste mis en distribution... C'est bien cool, ils ont hébergé nos compositions et c'est vrai que pour nous, ça fait une plateforme sur laquelle on peut trouver facilement « Spontaneous Decomposition ». C'est une collaboration, mais pas de label pour l'instant.

 

- A long terme, en venir à signer avec un label, c'est quelque chose que vous envisageriez ?

 

Mathieu : Si on enregistre un album, très certainement. On veut rester maîtres de ce que l'on fait musicalement mais après, si on a l'opportunité d'être distribué, pourquoi pas. Jusqu'à maintenant, on a tout fait par nous-mêmes !

 

Séb : Il va y avoir quelques changements sur l'EP qu'on va sortir déjà où on a délégué le côté artistique et artwork. 

 

- L'interview est terminée. Je vous laisse le soin de conclure !

 

Séb : On remercie toute l'organisation du GroFest, tous les bénévoles qui participent au festival et tous ceux qui sont venus également, qui font vivre la musique ou qui viennent l'écouter. On est dans le domaine local et on a besoin de gens qui nous soutiennent car on a encore plein de choses à faire ! C'est bien cool qu'il y ait des associations comme celle-là pour le metal !

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