DAVID SATRIA BOUHABEN | L'Interview

David Satria Bouhaben, 21 ans, fan de metal
David Satria Bouhaben, 21 ans, fan de metal

► Salut et merci d'avoir accepté cette interview ! Pourrais-tu te présenter en quelques mots afin que les personnes qui nous lisent puissent mieux te connaître ?

 

Je m'appelle David Satria Bouhaben, j'ai 21 ans, je suis Franco-Indonésien et ma passion, c'est la musique et plus particulièrement le heavy metal. J'aime également collectionner les CD's et les vinyles. Depuis deux ans, j'apprends à jouer de la guitare, du coup, j'ai plutôt un profil de débutant.

 

 Depuis combien de temps collectionnes-tu ?

 

Depuis que je suis arrivé en France, c'est-à-dire depuis 2010 ! 

 

► Actuellement, tu disposes d'une collection de combien de CD's et de vinyles ?

 

A peu près 100 disques.

 

► A priori, vu la quantité de tee-shirts que tu possèdes, j'ai déjà ma réponse mais est-ce que tu t'intéresses au merchandising et aux produits dérivés, sous quelque forme que ce soit ?

 

Oui, surtout les tee-shirts et les patchs. J'en ai plein !

 

 En dehors du metal, quels sont les genres de musique que tu affectionnes ?

 

J'écoute un peu de tout. Un peu de rap mais pas de techno, ça non (rires)  ! En fait, ce que j'aime vraiment, c'est la musique classique, le blues et le rock psychédélique.

 

► As-tu des idoles ou des groupes que tu écoutes plus souvent que d'autres ?

 

En groupe de black metal, Dissection, après, pour le plus classique, Metallica. Ensuite, il y a Slipknot parce que c'est le premier groupe de metal que j'ai écouté à l'époque, en 2009. 

 Le premier disque tu as acheté ?

 

C'était en Indonésie, en 2009, une compilation de Slipknot. Je me suis promené pour voir les CD's parce que là-bas, il n'y avait pas de disques originaux. C'était principalement des copies. Je ne savais pas du tout quel groupe c'était et je trouvais ça très original car les mecs étaient avec des masques, ça m'a étonné donc je l'ai acheté ! Le gars avait fait chez lui un album où il avait mis plein de titres du groupe. Depuis ce jour-là, j'écoute du metal...

  

 Ta platine pour écouter les vinyles ?

 

Une ancienne, celle de mon père, une Sony. Je vais pas en acheter une nouvelle, c'est trop cher !

 

► Si tu devais emporter cinq disques sur une île déserte. Lesquels choisirais-tu ?

 

L'éponyme de Abbath qui vient de sortir cette année, le dernier Metallica « Death Magnetic », le troisième album des Allemands d'Haggard qui s'appelle « Eppur Si Muove » et qui a été publié en 2004, le « Utilitarian » de Napalm Death ou encore du Slayer avec « Reign in Blood », « Seasons in the Abyss », « Diabolus in Musica » et « Christ Illusion ».

 

 Le disque qui tourne le plus souvent chez toi en ce moment ?

 

Le dernier Abbath, je l'écoute à fond !

 Une scène qui t'attire en particulier ?

 

Les groupes d'Asie du Sud-Est dans les Philippines ou en Indonésie parce que je les connaissaient et ils sont excellents, ne serait-ce qu'Angel Of Death.

 

► Où t'approvisionnes-tu ?

 

J'achète beaucoup d'albums à la FNAC et à l'Espace Culturel Leclerc car il n'y a pas de disquaires à Pau. Parfois, ce sont des disques d'occasion que je me procure au marché ou dans les vides-greniers. J'aime bien les acheter dans ces endroits-là pour le côté artwork et puis c'est bien mieux que de les avoir en format mp3. C'est pas la même chose. 

 

 Qu'est-ce qui te plait le plus dans le vinyle comparé au format CD ?

 

Le vinyle, ça me fait penser à l'époque d'avant les CD's, dans les années 70/80. Je trouve qu'il y a un autre feeling avec l'objet, le son n'est pas pareil. J'adore le craquement des vinyles en fait !

 

 Simple curiosité. Que penses-tu des cassettes ?

 

En France, on n'en trouve pas beaucoup mais j'en ai quelques-unes de groupes Indonésiens comme Power Metal par exemple. En blues, j'ai aussi Ray Charles dans la collection « Legends in Music ». Sinon, du Mötley Crüe avec leur « Too Fast for Love » (1981), « The Wall » de Pink Floyd ou encore Sepultura. Sinon, dans le black metal, il y a des groupes qui préfèrent sortir des cassettes parce que c'est underground, à l'ancienne, old-school et pas forcément moderne.

 Accordes-tu une importance particulière aux éditions limitées, aux vinyles numérotés, rares ou de couleurs différentes ?

 

Si c'est rare, oui. Sinon, je préfère les first pressing et je n'aime pas trop les rééditions. Autrement, j'achète vraiment les disques sur un coup de cœur, surtout à cause du prix qui est assez dissuasif.

 

 Un exemple de disque rare et dont tu es vraiment fier ?

 

Metallica, le « Ride the Lightning » de couleur verte ! C'est une édition où la maison de disques s'était trompée et ça a été retiré du commerce peu de temps après. C'est une pièce rare.

 

► Une adresse à conseiller, du coup, pour ceux qui souhaiteraient acheter du vinyle ?

 

Comme je l'ai dit, il n'y a aucun disquaire à Pau mais tous les ans, il y a le Disquaire Day à l'association AMPLI. J'y vais tout le temps pour acheter du vinyle et rencontrer tous les passionnés de musique, discuter avec eux. C'est très sympa.

Le « Ride the Lightning » de Metallica publié en édition très limitée, de couleur verte
Le « Ride the Lightning » de Metallica publié en édition très limitée, de couleur verte

 Ton meilleur souvenir de concert ?

 

Ouf, j'en ai fait plein (rires)  ! Mon premier concert en France, c'était Amorphis en 2011 à Toulouse au Bikini où j'ai rencontré l'ancien batteur d'Otargos avec qui j'avais déjà échangé sur le webzine Spirit Of Metal. Ça m'a vraiment marqué. Il y a aussi le concert d'Obituary au Hellfest car c'est l'un de mes groupes préférés. Sans oublier les légendes de Deep Purple qui ont fait une date au Zénith de Pau en 2011. Avant d'arriver en France, en Indonésie, en 2010, c'était une scène avec plusieurs artistes locaux de metal mais je ne comprenais pas vraiment le style car c'était nouveau pour moi. Dans mon esprit, je me demandais pourquoi les mecs gueulaient. 

   

 Certains artistes semblent dire que le disque est devenu une sorte de produit dérivé du concert qui est désormais leur activité principale et leur première source de revenus. Quel est ton avis sur le sujet ?

 

Maintenant, oui. Avec Internet et les révolutions numériques, d'un coup, les artistes ne vendaient plus les CD's comme à l'époque. Du coup, pour eux, c'est devenu normal de penser que le disque est un élément presque secondaire. C'est comme en Indonésie où les groupes de metal ne vendent leurs disques qu'aux concerts et non pas chez les disquaires car ils savent parfaitement qu'ils ne les écouleront pas. 

 

 Si demain tu devais devenir disquaire, quel nom donnerais-tu à ton magasin ?

 

Un nom de fantôme Indonésien peut-être, ce serait cool. Ou non, L'Âme Rebelle, c'est mieux !

 

 Un dernier mot pour conclure cette interview ?

 

Il faut aller à tous les concerts où les petits groupes jouent pour soutenir non seulement la scène metal mais aussi les autres styles. Avec la musique, il faut être curieux et s'intéresser aux formations inconnues, faire des recherches sur Metal Archives par exemple. Ce qui est bien, c'est d'écouter des groupes non-Européens car il y a beaucoup de combos Asiatiques ou Africains extrêmement talentueux. Sinon, metal jusqu'à la mort (rires)  !  

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