CHRONICLES | L'Interview (2016)

« Il y a des parties djent mais on ne se focalise pas sur un style et on ne cherche pas à s'identifier à un groupe. Dans notre musique, on retrouve aussi du thrash, du death et plein de choses qu'on aime bien. »

 

 

 

Fondé en 2014, CHRONICLES est un combo Bordelais puisant à la fois dans le registre de l'atmosphérique, du djent mais également du death. Auteur d'un premier EP-concept du nom de « The Man on a Leash » publié en janvier 2016, le groupe envisage déjà de poursuivre son histoire en enregistrant un autre disque. A l'occasion du GroFest, les cinq membres ont décidé de prendre d'assaut La Route du Son pour y jouer leur nouveau set. Ainsi, j'ai pu m'entretenir avec Mathieu (guitariste-fondateur) et Matt (chant).

- Salut ! Votre groupe est né il y a quatre ans je crois, pourtant, on a l'impression que vous savez déjà quelle direction artistique emprunter puisque vous aviez partagé l'affiche avec Grorr et Hypnose au Bootleg le 10 mars et eu l'occasion de bénéficier du soutien de la chaîne It Djents. C'est aussi clair que cela dans votre tête ?

 

Mathieu : J'ai commencé le projet il y a quatre ans avec différents musiciens mais ça ne fait qu'un an que la formation est au complet donc il s'est passé quelques changements au niveau des compositions. Pour ce qui est des dates, c'était un peu le hasard qu'on partage l'affiche avec Grorr/Hypnose mais ça collait plutôt bien au style et puis il y avait les contacts qui suivaient derrière...

 

- Aujourd'hui, on peut clairement dire que la scène Djent est saturée et qu'il est particulièrement difficile de percer sans ressembler à un autre groupe, tant au niveau de la production que des sonorités. Quelle est votre ambition ?

 

Mathieu : Il y a des parties djent mais on ne se focalise pas sur un style et on ne cherche pas à s'identifier à un groupe. Dans notre musique, on retrouve aussi du thrash, du death et plein de choses qu'on aime bien.

 

- Je crois qu'en parallèle, au moment où tu commençais à monter et à réfléchir à Chronicles, tu jouais dans un groupe de thrash, Bursthead, qui a sorti son premier album en 2012, « The Price of War ». D'après toi, est-ce que ça a pu impacter les compositions de votre EP « The Man on a Leash » ?

 

Mathieu : Pas du tout, c'est vraiment deux styles différents. Là, c'était un style de thrash bien à l'ancienne où il n'y avait pas trop de place pour d'autres influences dans les compositions. Du coup, à côté de ça, je me suis mis à créer de nouveaux morceaux avec tout ce qui me plaisait, d'où la formation de Chronicles.

Crédits photo : MANON GARDELLE

- Vous semblez vous embarquer dans un EP-concept avec une histoire bien définie qui fait écho à votre nom de scène. Peut-on en connaître les détails ?

 

Matt : Comme son nom l'indique, l'EP raconte des chroniques. C'est une histoire de SF. En écrivant les chansons, j'ai essayé de développer le thème au maximum parce que je voulais que ce soit fluide dans la vitesse d'écriture car la musique était déjà très construite. J'avais composé plusieurs petites scènes et au final, on en a parlé ensemble puis j'ai commencé à mettre au propre. La petite nouvelle de cet EP-là sortira d'ici un mois je pense : c'est bientôt terminé. En fait, ça a lancé le concept du groupe et la suite de « The Man on a Leash » sera enregistrée cet Été. On a trouvé un credo qui nous amuse, qui est intéressant, crédible et ça nous permet de dégager une identité sur scène. En plus, les visuels nous correspondent. On est parti sur la science-fiction, après, sur la suite, on se réserve le droit de raconter d'autres histoires...

 

- A l'image de l'instrumental « Closer », faut-il s'attendre à plus de passages atmosphériques dans vos futures compositions ?

 

Mathieu : Par rapport aux cinq morceaux du premier EP, oui. Ce soir, on en joue trois nouvelles et il y a déjà plus d'ambient, de samples. 

 

Matt : Il y a des parties qui sont plus aériennes et d'autres vraiment rentre-dedans. Justement, sur la toute dernière composition qu'on va jouer pour la première fois ce soir, en version instrumentale, elle semblait bien plus légère et en fait, avec le chant, ça devient super brutal.

 

- Du coup, c'est une doublette d'EP qui annoncera un premier album ?

 

Mathieu : C'est un peu la question parce que même sur le prochain disque, on s'est dit qu'on allait faire un EP peut-être plus long.

 

Matt : Après, il faudrait déjà définir ce qu'est un EP. Sur la production à venir, il y aura au maximum six titres mais ça ne veut pas forcément dire que le disque fera quinze minutes. On ne programme pas que les chansons auront un format standard ou radio. En tout cas, j'aime bien le principe de l'EP, ça nous permet d'aller vite et de raconter des histoires sans pour autant s'embarquer dans un album complet. 

Artwork de l'EP « The Man on a Leash » (2016)

- En lisant certains articles sur internet, j'ai lu que le premier EP était sorti sous la bannière Icarus Production. C'est bien votre label ?

 

Mathieu : En fait, c'est juste notre association, pour être plus officiel au niveau des papiers, des démarches. C'est la structure qui encadre le groupe mais ça ne représente pas grand chose. 

 

- Pour votre second EP, comptez-vous employer les mêmes méthodes d'enregistrement que pour le premier ?

 

Mathieu : Je pense qu'on va faire la même formule. Ça a bien marché, on avait fait la batterie et la basse au Cahute Studio par un pote qui s'appelle Victor Bérard. Matt a fait le chant et le mixage lui-même et le mastering vient de Mobo du Conkrete Studio.

 

- Après le GroFest, avez-vous prévu d'autres festivals ou dates ? 

 

Mathieu : Cet Été non. On n'a débuté les concerts que depuis le mois de janvier. Pour le moment, on se garde du temps pour enregistrer l'EP et on reprendra les concerts au mois d'octobre puisqu'on a plusieurs dates qui sont déjà bookées. Quant aux festivals, on verra ça l'année prochaine.

 

- L'interview est terminée, merci à vous tous ! N'hésitez pas à vous exprimer.

 

Matt : Merci à toi !

 

Mathieu : Déjà, merci au GroFest pour l'invitation, l'accueil, l'organisation... C'était super, on ne manquait de rien ! 

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