KLONE | L'Interview (2016)

« On a fait des dates comme à Montbéliard et surtout en Corse où les gens ont découvert nos titres en écoutant RTL2 sur l'émission de Zégut. En fait, on n'a pas trop de petits jeunes de seize à dix-huit ans dans notre public, ils viennent plutôt voir Dagoba par exemple. Je suppose qu'on n'a pas la bonne combinaison. »

 

 

 

Après avoir sorti un cinquième album du nom de « Here Comes the Sun » salué par la critique en 2015, le combo Poitevin KLONE s'apprête à retourner en studio pour enregistrer un nouveau morceau un peu spécial. A l'occasion de la première édition du GroFest, j'ai eu l'occasion de m'entretenir avec Guillaume Bernard (guitare, composition) qui m'a fait part des deux prochaines dates avec Anneke, de ses projets et des récents partenariats avec AMF ou Pelagic Records. 

- Salut ! Vous préparez actuellement votre premier set acoustique pour l'événement du 7 mai prochain à La Maroquinerie à Paris où vous ouvrirez pour la chanteuse Anneke Van Giersbergen (ex-The Gathering) qui se produira sur deux dates en France, l'autre étant un jour plus tard à Lille. Qu'est-ce que ces dates représentent pour vous ?

 

Guillaume : Une nouveauté, c'est un peu la consécration quelque part (rires). A part en studio, on n'a jamais fait de concerts acoustiques en live. Du coup, on va tester ça en résidence lundi, mardi et mercredi prochains. En gros, c'est juste une approche différente pour le guitariste. A la base, on a déjà pas mal de compositions qui sont proposées avec des grattes acoustiques donc c'est un peu un retour aux sources.

 

- Vous vous verriez collaborer avec elle sur un titre ?

 

Guillaume : Pas spécialement non. Avec le style très électrique de Klone, je suis pas sûr que ça fonctionnerait mais ça fait longtemps que j'écoute et que j'aime ce qu'elle fait. Du moins, plus ses travaux pop plutôt que le metal qu'elle pratiquait à ses débuts. Dans The Gathering, c'était même un peu trip-hop d'ailleurs. Du coup, c'est un peu un test, on verra ce que ça donne... Si ça marche, on fera sans doute d'autres dates dans cette configuration un peu plus tard à la rentrée.

 

- Du coup, on vous retrouvera demain au Gibus Live à Paris en compagnie de Kadinja et de Pitbulls In The Nursery pour clôturer la tournée de « Here Comes the Sun » sorti l'année dernière. C'est bien ça ?

 

Guillaume : C'est la dernière date à Paris dans le cadre de cet album-là mais il y en aura sûrement d'autres à la rentrée puisqu'on sortira autre chose au mois de novembre. En fait, on est passé une seule fois à Paris avant la publication du disque dans une autre salle. C'était une soirée gratuite et un peu spéciale car on jouait un set relativement court pour Radio FM. Sinon, on sera aussi à Tillburg en Hollande et ensuite, on entrera en studio fin août pour enregistrer un morceau d'une quinzaine ou d'une vingtaine de minutes. 

Crédits photo : Droits réservés

 - Effectivement, j'avais lu sur les réseaux sociaux que vous deviez enregistrer une composition d'une durée assez inhabituelle, même pour du Klone. Ce sera dans la lignée de votre dernier album ?

 

Guillaume : Eh bien non, pas du tout ! Je pense que ce sera un peu plus bourrin, lourd, gras, haineux et avec peut-être plus de distorsion. On sait pas tout car la composition n'est pas encore terminée. 

 

- Le titre « Immersion » a été classé comme la « meilleure chanson 2015 » par de nombreux magazines non seulement Français mais aussi étrangers comme l'Eclipsed-Rock-Magazin où vous figurez même aux côtés du groupe Europe ou encore de David Gilmour. Est-ce une composition que vous aimez particulièrement jouer en live ?

 

Guillaume : C'est le morceau d'ouverture de l'album. Il a été fait très vite, très tard et n'aurait même pas dû se retrouver sur le disque au départ. C'est un titre qu'on aime bien car il est à la fois puissant, atmosphérique et puis il dégage quelque chose d'un peu particulier je trouve. Il représente bien l'album. Aussi, c'était la première fois qu'on faisait une introduction guitare/voix très épurée, pop, et sans batterie. 

 

- Vous avez annoncé vouloir sortir l'ensemble de vos albums en vinyle. 

 

Guillaume : On a déjà sorti le dernier album avec Pelagic Records. En fait, le label Allemand ressortira trois disques au mois de mai ou juin en double-vinyle. Ça faisait longtemps qu'on discutait là-dessus. On espérait pouvoir le faire et là, ils nous financent tout, on a juste à les récupérer. 

 

- Pour les collectionneurs, pourra-t-on redécouvrir le premier album « Duplicate » en vinyle ?

 

Guillaume : Je ne pense pas, c'est pas nous qui avons choisi. A la limite, peut-être « All Seeing Eye » car avant, il y avait eu un EP et l'autre, c'était le tout premier album avec un autre chanteur et c'était assez différent de ce que l'on fait aujourd'hui

 

- Vous avez aussi conclu un contrat avec AMF Music Publishing en début d'année. En quoi cela consiste-t-il ?

 

Guillaume : C'est un contrat d'édition où la personne en question est censée te faire générer des droits à la SACEM et trouver de nouveaux moyens de diffusion pour que lui puisse gagner de l'argent et donc prendre une part de 50 %. Il s'occupe aussi des placements publicitaires mais je ne pense pas qu'il le fera car c'est un manager qui fait tourner de gros groupes. Le fait d'être répertorié dans son catalogue, ça peut nous ouvrir plus de portes pour partir en tournée avec des formations de chez lui, de AMF.  

Crédits photo : LA FAUTE À RÉLIE 

- Avec le tournant plus atmosphérique que vous avez abordé depuis « The Dreamer's Hideaway », sentez-vous qu'un public différent s'est ouvert à vous ?

 

Guillaume : Oui, puisqu'on a plus de vieux maintenant (rires). On a fait des dates comme à Montbéliard et surtout en Corse où les gens ont découvert nos titres en écoutant RTL2 sur l'émission de Zégut. On avait aussi tourné avec [Kinetix?], un vieux groupe Américain qui avait un public composé de personnes âgées de quarante à cinquante ans. En fait, on n'a pas trop de petits jeunes de seize/dix-huit ans, ils viennent plutôt voir Dagoba par exemple. Je suppose qu'on n'a pas la bonne combinaison, à part Morgan peut-être (rires)...

 

- Le 19 septembre 2015, vous avez joué à Casablanca au Maroc en remplacement des Anglais de Skindred lors du festival L'Boulevard qui réunissait également des groupes tels que Myrath, Vita Imana ou encore Chemical Bliss. C'était un bon souvenir pour vous ?

 

Guillaume : C'était cool ! On a été prévenu deux jours avant de partir je crois. C'était la première fois que certains membres du groupe partaient là-bas et on a reçu un très bon accueil. Ça se passait dans un grand stade ouvert à tous et il y avait au moins entre cinq et dix mille personnes. On avait un hôtel cinq-étoiles avec une piscine, c'était même un peu trop luxueux pour nous, on n'est pas habitué (rires).

 

- L'interview est terminée, merci à toi ! Je te laisse le champ libre pour t'exprimer si tu le souhaites.

 

Guillaume : C'était pas mal tes questions, mieux que certains. Sinon, je tenais à informer que Aldrick est viré et Julian aussi (rires)... En tout cas, j'espère qu'on va passer un bon concert, ça a l'air cool, il fait beau et il y a du monde. 

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