Z SHADOWS | L'Interview (2016)

« On joue un style surf rock avec du chant, ce qui est relativement hérétique pour le genre mais on s'en fiche. On travaille pour un super vilain qui s'appelle Z et qui nous dit ce que l'on doit faire. Du coup, on parle de surf rock diabolique pour prévenir les gens, comme ça ils nous caillassent pas et nous lancent pas des patates. »

 

 

 

Qu'est-ce que Z Shadows ? C'est un quatuor totalement loufoque qui nous vient tout droit de "Los Argeles Underground Lair" composé de Professeur Y à la basse, de Docteur X à la batterie, de Docteur W, le "garçon sobre" ou encore "le cerveau" de la bande à la guitare et enfin, de l'énigmatique Professeur Z au chant et aux plans diaboliques qui se définit comme étant "globalement, le plus méchant". C'est important de le préciser, sur leur site internet, la formation de surf rock diabolique précise "attention, contient du chant en Français". En tout cas, il s'agit peut-être du seul groupe du Rockabilly Tarbes à laisser planer le mystère sur... tous les points. La véritable question est : leurs fiches S (ou Z) sont-elles consultables en ligne ?

 

- Salut à tous ! En Juin dernier, avec Z Shadows, vous avez participé à la 2ème édition de la conviviale de cerfs-volants "Les Têtes en l'Air" au Lac d'Estaing. C'était comment ?

 

Professeur Z : En fait, pour le groupe Z Shadows, l'idée, c'est d'être partout où l'on peut développer nos plans diaboliques. Même si on a des intentions plutôt maléfiques, on est quand même des mecs sympathiques dans le civil ! On peut boire une bière avec nous sans problème.

 

- En quoi consiste exactement ce "plan diabolique" ?

 

Professeur Z : A dominer le monde !

 

Dr W :  Disons que c'est le seul objectif sur lequel on ait pu se mettre d'accord.

 

Professeur Y : On les veut tous à nos pieds pour pas qu'ils nous fassent de l'ombre !

 

- Puisque vous vous définissez comme étant un groupe de surf diabolique, pouvez-vous nous dire ce que ça signifie ?

 

Professeur Z : En fait, on joue un style surf rock avec du chant, ce qui est relativement hérétique pour le genre mais on s'en fiche. On travaille pour un super vilain qui s'appelle Z et qui nous dit ce que l'on doit faire. Du coup, on parle de surf rock diabolique pour prévenir les gens, comme ça ils nous caillassent pas et nous lancent pas des patates.  

 

- Parmi vos concerts passés, on peut noter votre participation aux 9èmes journées libertaires de Pau aux côtés de Will Dèd et Subconscient en Avril 2016 à La Maison de l'Etudiant. Quels souvenirs en gardez-vous ?

 

Dr X : Ah, c'était eux (rires)  ? 

 

Professeur Y : C'était super, on a pété mon ampli...

 

Dr X : Pour une fois, le public Palois était bien !

 

Professeur Z : C'était une grande étape pour notre groupe et notre plan de conquête. C'est toujours la même histoire, on mange à tous les râteliers et on est prêt à jouer pour n'importe qui (rires)  ! William, qu'est-ce que tu en dis ?

 

Dr W :  Disons que c'est le seul endroit du département qui a voulu de nous donc ça nous a permis de sortir du 65. 

   

- Sur scène, votre répertoire est-il exclusivement composé de titres originaux ou bien alternez-vous également avec des reprises d'autres groupes comme ça se fait souvent dans l'univers du rockabilly ?

 

Professeur Z : Non, aucune reprise. En gros, si on devait résumer, on dirait qu'on est les fils maudits du rockabilly. Le rejeton que personne ne veut voir (rires). Qu'on le veuille ou non, dans la mesure où notre musique possède un aspect un peu kitsch et avec laquelle on a la volonté de faire swinguer les gens, on n'est pas si éloigné du rockabilly.

 

Professeur Y : Et on n'a pas de contrebasse, j'ai pas les moyens !

 

Dr X : Pas les doigts surtout (rires)  

 

Dr W : C'est vrai qu'on est peut-être le groupe le moins rockabilly du festival.

 

Professeur Y : Il y a un autre duo aussi où il n'y a pas de contrebasse. Je crois que c'est les Stamps (rires).

 

- Votre groupe est très récent, pourtant, vous possédez une identité visuelle déjà bien rodée sur le logo ou encore les affiches. Je me demandais donc si vous travailliez avec un graphiste ?

 

Dr W : Bizarrement, c'est à chaque fois une personne différente qui s'en occupe. Personne n'est attitré aux visuels. Parfois, on fait ça nous-mêmes et d'autres fois, on va chercher à l'extérieur. Après, il y a sûrement une cohérence entre toutes les affiches, notamment avec ce côté super-vilain et un peu cinématographique. 

 

Professeur Y : Plutôt séries Z alors (rires)  ! 

 

Professeur Z : De toute façon, toutes les stratégies sont bonnes pour toucher les gens.

 

Dr W : Oui, ce serait une chose à développer l'aspect visuel et pourquoi pas vidéo mais on ne va rien dire aujourd'hui parce qu'un plan maléfique, ça ne se révèle pas à l'avance.

Crédits photo : DR

- Dans votre biographie, on retrouve également ce côté très décalé. En plus de cela, vous avez posté la setlist d'un de vos concerts sur votre page Facebook et il se trouve qu'il y a deux fois plus de samples qu'il n'y a de morceaux. Pourquoi ?

 

Professeur Z : On est assez gourmand en samples, presque diabétique. En général, ça marche bien. Ça occupe les blancs, ça fait rire les gens et moi, pendant ce temps, je chante pas. Tout le monde est content en fait. Le sample, ça règle tous les problèmes de famille. 

 

- Votre manager a une place importante dans Z Shadows, non ?

 

Professeur Z : En fait, à l'origine, on avait une maison de production qui s'appelait Nono Zombie Production. Le problème, c'est qu'elle a déménagé à Lyon. Du coup, maintenant, c'est Z, notre manager qui nous programme. Il est super-vilain, il aime bien les chats angoras et il programme d'autres groupes. Il a plusieurs hobbies. C'est un manager assez exigeant, il prend 100 % de nos gains. 

 

Professeur Y : Il nous aide pas, mais on l'aime bien.

 

Professeur Z : Il nous "Z" pas (rires)  

 

- Votre formation est tellement récente qu'aucun titre n'est encore disponible à l'écoute. Projetez-vous d'en mettre un en ligne d'ici quelques mois ?

 

Dr X : Pour l'instant, on se fait de la tune et après, on verra !

 

Dr W : Disons que pour produire quelque chose, il faut des moyens suffisants. C'est la raison pour laquelle on est là, pour l'argent.

 

Professeur Z : On a beau avoir des plans un peu mégalo-maniaques, on a les moyens qu'on a (rires). C'est une bonne question dont on doit encore débattre dans ce groupe parce que malgré ce que l'on pourrait croire, on a un fonctionnement relativement démocratique. C'est celui qui gueule le plus fort qui l'emporte. 

  

- D'autres dates de prévues après le festival ?

 

Dr W : Non, c'est vrai que c'est un peu les vaches maigres en ce moment. C'est la dernière date de prévue parce qu'on a un mauvais manager. 

 

Professeur Z : Il veut dominer le monde, ça occupe vachement aussi ! En fait, on a pas mal joué depuis le début de nos aventures et là, on va prendre des vacances parce que quand tu fais du mal, c'est mauvais pour le moral. Du coup, on a besoin de vacances.

 

- L'interview est terminée, merci à vous tous. Si vous souhaitez vous exprimer davantage, c'est le moment !

 

Professeur Y : En tant que Tarbais, je suis fier de pouvoir jouer pour le premier festival de rockabilly à Tarbes !

 

Professeur Z : Merci pour l'interview, c'était très cool !

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Commentaires : 1
  • #1

    Jenni Johnston (vendredi, 03 février 2017 09:31)


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